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DAMANTRA : Premier album « Better Off This Way«
Le groupe, originaire de Toulouse, revendique un blues rock psyché, inspiré par Rival Sons, Wolfmother ou encore Blues Pills.
Damantra regarde le passé droit dans les yeux, non pas pour rejouer une époque, mais pour l’inscrire dans leur temps.
Mais avant de foncer tout feu tout flamme, il a fallu se frayer un chemin. Leur premier EP « Jekyll & Hyde » sort en 2020 et pose les fondations d’un rock brutal et taillé pour le live. Avec l’arrivée de Rémi à la batterie en 2021, le groupe assume un virage rétro et sort l’EP « Comet » en 2023.
Vous les avez sûrement croisés lors de l’une de leur 120 dates en France et en Espagne, peut-être sur l’ouverture pour Sting à Guitare en Scène, ou leurs passages à La Boule Noire, Le Bikini, Paloma ou Le Moloco aux côtés de Ko Ko Mo. On pourrait s’interroger sur l’attirance d’un groupe aussi jeune pour l’esthétique et l’esprit des années 70s.
Le groupe répond sans détour : « Entre bouleversement technologique, les luttes sociales, la géopolitique et le retour en grâce des pattes d’eph et du pop art, les années 60/70 ont été une évidence, comme un écho moderne d’une époque pas si révolue.
On ne les invoque pas, c’est elles qu viennent à nous. C’est d’ailleurs dans le cocon d’un salon rétro qu’on se sent le mieux. On évolue donc sur scène dans un décor fait de vieilles radios bricolés, de lampe à pétrole électrique.
Nous n’essayons pas de rejouer cette époque, mais plutôt de l’inscrire dans notre temps. On y explore la quête de soi au milieu de ce chaos actuel, sur une bande son qui sent le live, frontale, et avec une fraîcheur pop héritée des 5 dernières décennies.
1965. Le Super 8 voit le jour et révèle la beauté imparfaite d’une époque où tout semblait possible.
Pour la première fois, chacun peut filmer le monde à sa manière, avec ses moyens. C’est dans ce grain tremblant mais terriblement sincère que Damantra a choisi de capturer l’effervescence du monde d’aujourd’hui, à travers son premier long format façonné à la main – instruments et amplis compris.
En effet, le quatuor a enregistré ce premier album à la force de ses mains, sur des instruments faits maison : guitares, basse, claviers, pédales d’effet et amplis. Finalement, ils façonneront aussi le mix et l’artwork. Après réflexion, « c’est mieux comme ça » (d’où le nom « better off this way »). La bande-son n’en est que plus sincère et actuelle.
Damantra ajoutent : « Nouveaux dans le paysage musical, on n’attend pas que les choses nous soient données. On se donne les moyens à défaut de les avoir. On a enregistré un maximum en live au Studio Capitole à Toulouse et le reste dans une maison dans les Pyrénées avec notre directeur artistique.
On a fabriqué du matos : guitares, basse, pédale d’effet, claviers, amplis… (que l’on utilise aussi en live), et aussi réalisé les visuels. »
Ce long format s’annonce comme un road movie à travers les vertiges intérieurs de leur génération en quête de sens. La déconstruction des carcans et la conquête de soi qui y sont abordés, font écho à cette ère pas si révolue.
Ça groove, ça hurle, ça chuchote aussi. Une chambre trop pleine de voix anciennes, un salon qui se vide, une voiture lancée trop vite sur une route trop étroite.
Le groupe aborde de nombreux sujets : le lâcher prise, l’expression de nos émotions les plus intenses (colère, frustration, précipitation…), la quête d’identité et d’affirmation de soi, la résilience, la part d’ombre et lumière chez chacun.e de nous…
Les images défilent, portées par l’obsession de Damantra : celle de tout envoyer valser pour tracer sa propre route.

