un rock brut …
Après plus de dix ans de silence, The Lanskies signent un retour aussi inattendu que fulgurant avec » War Machine « , un nouvel album sorti le 17 avril 2026 chez ZRP.
À l’origine de cette reformation : une étincelle. Début 2025, le groupe remonte surscène à la demande du Normandy à l’occasion de la toute dernière soirée « Début de Siècle » avant les travaux de la salle.
Plus de dix ans après Hot Wave, The Lanskies restent profondément ancrés dans la mémoire des amateurs de rock, particulièrement en Normandie où leur empreinte scénique et musicale n’a jamais vraiment disparu.
Plus qu’un simple concert, ce moment agit comme un déclencheur : l’alchimie est immédiate, l’éne
The Lanskies sont bel et bien de retour.
À l’origine de ce retour, deux figures historiques du groupe : le chanteur Liverpuldien Lewis Evans et le guitariste
Florian von Kunnsberg. Portés par une envie commune de rallumer la flamme, ils décident suite à ce mémorable
concert de reprendre le projet là où il s’était arrêté, en lui insufflant une nouvelle dynamique.
Pour cela, ils s’entourent de nouveaux musiciens — Antoine Cadot à la batterie et Alex Paul à la guitare lead.
Ils sont rejoints en cours d’année par Anthony Cox (Sheffield) à la basse.
Après le concert du Normandy, le processus créatif s’enclenche alors à une vitesse remarquable. Dès mars 2025, les premières maquettes voient le jour. S’ensuivent des répétitions intensives, puis un passage en studio en octobre de la même année. Une dynamique urgente, presque instinctive, qui imprègne profondément l’énergie du disque.
Une vraie machine de guerre « War Machine ». Inventeurs de la “Hot Wave” (ainsi qualifiée par Tracks sur Arte), The Lanskies reviennent avec un projet ambitieux, à la croisée du post-punk et de l’indie-pop. War Machine a été enregistré au Studio de La Chouette sous la houlette de l’ingénieur du son Olivier Legoupil, puis mixé par Clive Martin, figure incontournable ayant collaboré avec Queen, The Cure, Les Wampas, Les Négresses Vertes ou encore Stereophonics. Le mastering a été confié à Christophe Menenteau, apportant la touche finale à un son à la fois dense, tranchant et résolument contemporain.
Les 11 titres de l’album déploient une palette sonore riche et incisive, mêlant des influences allant de Pulp à Talking Heads, de Kaiser Chiefs à LCD Soundsystem, avec même des accents d’Oasis, tout en conservant une identité forte et immédiatement reconnaissable.
Parmi les temps forts du disque, “Sexy Teacher”, premier single, impose d’emblée une tension nerveuse et
hypnotique, portée par une rythmique répétitive et une énergie rock-électro frontale, taillée pour le live.
Avec “ Strawberry Lane”, le groupe explore une veine plus sombre et introspective : entre piano mélancolique et textures post-punk, le morceau évoque les failles intimes et les silences générationnels, culminant dans un refrain libérateur.
Sur “Fortune Teller”, The Lanskies jouent la carte d’un surréalisme pop et ludique, transformant la vie en arène
symbolique où destin et fatalité s’affrontent, le tout porté par des guitares lumineuses et une énergie
immédiatement contagieuse.
Enfin, “Jacky” révèle une facette plus intime et nocturne du groupe : un rock brut et
sensible, teinté de soul britannique, qui esquisse avec délicatesse le portrait d’un personnage fragile, entre solitude et fraternité.
Trois des singles de l’album ont été accompagnés de vidéos réalisées par Jonathan Perrut, dont les récits
s’entrelacent pour former un véritable triptyque cinématographique constituant un court métrage.
Un soin particulier a également été apporté à l’univers visuel de l’album.
Conçue avec le graphiste Gaël Périer, la pochette de War Machine met en scène une ville nocturne dominée par une pieuvre rose géante, figure à la fois absurde et inquiétante. Cette créature tentaculaire symbolise un monde devenu instable et parfois hostile, une force omniprésente difficile à saisir. Son apparence volontairement douce contraste avec sa dimension écrasante, renforçant l’étrangeté de l’image. Au cœur de cette vision, le bar “War Machine” apparaît comme un refuge lumineux — un lieu de résistance où la musique devient un point de ralliement face au chaos.
Réputés pour leurs performances scéniques électrisantes — une cinquantaine de concerts lors de leur précédent album, de Rock en Seine jusqu’en Chine — le groupe confirme son retour sur scène avec une tournée déjà bien engagée et une dizaine de dates annoncées.
La sortie de War Machine coïncidera avec le Record Store Day, avec un vinyle collector spécialement édité pour
l’occasion — une manière symbolique d’ancrer ce retour dans le présent tout en célébrant l’objet musical.
Avec War Machine, The Lanskies ne signent pas seulement un comeback : ils réaffirment une vision, une urgence, et une place à part dans le paysage rock indépendant.

