De la réalité à la musique
La musique, reconnue comme l’un des arts les plus thérapeutiques, offre à l’homme un moyen de catharsis émotionnelle. Voici quelques chansons inspirées d’événements réels qui témoignent de son pouvoir émouvant.
‘Lemonade’ (Beyoncé)
Ce n’est pas un titre, mais un album entier, ‘Lemonade’ (2016), avec lequel Beyoncé, l’artiste la plus récompensée aux Grammy Awards, a mené toute une thérapie liée à l’infidélité publiquement reconnue de son mari, le non moins célèbre Jay Z. Des chansons telles que ‘Sorry’, ‘Pray You Catch Me’, ‘Hold Up’, ‘Daddy Lessons’, entre autres, composent l’œuvre musicale de la chanteuse.
‘Jueves’ (La Oreja de Van Gogh)
Ce titre est basé sur les attaques t e r r o r i s t e s qui ont secoué la capitale espagnole en 2004. Une série de bombes a explosé dans des trains à Madrid, tuant 192 personnes et en blessant environ 1 800. Selon diverses sources, la chanson est inspirée d’un journal intime retrouvé dans les décombres, dans lequel une jeune fille a écrit une note laissée inachevée par cette tragédie. ‘Jueves’ raconte l’histoire d’une adolescente qui prend le RER tous les jours et tombe amoureuse d’un garçon, qu’elle rencontre au gré du hasard, mais n’a pas le courage de lui déclarer sa flamme avant le jour fatidique (le jeudi 11 mars). Son amour n’est pas transcendé parce qu’il est interrompu par le terrible attentat.
‘Tears of Heaven’ (Eric Clapton)
‘Don’t Speak’ (No Doubt)
Dans ce titre mondialement connu, Gwen Stefani a dépeint la douleur causée par sa rupture avec Tony Kanal, le bassiste du groupe No Doubt, après sept ans de relation. La chanson, tirée de l’album ‘Tragic Kingdom’ (1995), a remporté le Grammy Award de la chanson de l’année en 1998.
‘Sunday Bloody Sunday’ (U2)
Bono, chanteur et leader du groupe irlandais U2, en activiste politique pacifique qu’il est, a exprimé à travers cette chanson, qu’il a coécrite avec ‘The Edge’, ses sentiments sur ce qui s’est passé en 1972, lors d’un dimanche qui a tourné au carnage lorsque 14 personnes ont été tuées au cours d’une manifestation en Irlande pour les droits civiques de la communauté catholique dans le pays européen. Les paroles décrivent l’horreur de cette journée et rendent hommage aux victimes. Il s’agit du troisième single de l’album ‘War’ (1983).
‘Wake me up when September ends’ (Green Day)
À l’âge de 10 ans, le chanteur du groupe Green Day, Billie Joe Armstrong, a prononcé la phrase ‘Wake me up when September ends’, après avoir assisté à l’enterrement de son père. Au fil des ans, l’artiste a fait de cette expression le titre et une partie d’une chanson qu’il a décrite comme la plus « thérapeutique » et la plus autobiographique qu’il ait jamais écrite. Il s’agit du quatrième single de l’album ‘American Idiot’ (2005).
‘One Way or Another’ (Blondie)
Ce morceau est troublant si l’on considère le harcèlement réel qui l’a motivé et que Debbie Harry, la chanteuse du groupe, a subi. « J’ai essayé d’y mettre un peu de légèreté pour rendre la situation plus supportable, c’était un mécanisme d’adaptation », aurait déclaré la chanteuse de Blondie. La chanson fait partie de l’album ‘Parallel Lines’ (1978).
‘Jeremy’ (Pearl Jam)
Ce titre a été écrit après qu’Eddie Vedder, le leader et chanteur du groupe Pearl Jam, a lu dans le journal l’histoire de Jeremy Wade Delle, un adolescent texan de 16 ans qui a mis fin à ses jours en 1991 en présence de ses 30 camarades de classe et de son professeur. Les paroles parlent du manque d’attention de la part des parents du jeune garçon, qui l’intimidaient. ‘Jeremy’ figure sur leur premier album ‘Ten’ et a été nominé aux Grammy Awards en 1993 pour la meilleure chanson rock et la meilleure performance hard rock.